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Article publié par Denise Pion

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Sophrologie et principes fondateurs 

Publié le 23 août 2019 par Pion Denise

 

La danse est un merveilleux moyen de se connecter à son corps, de le laisser s’exprimer librement, elle permet donc de se sentir vivant, d’avoir accès à soi…authentiquement. Aussi étrange que cela puisse paraître la sophrologie aussi. De professeur de danse à sophrologue, il n’y avait qu’un pas…

 

 En 2015, Marie-Josée Guyon avait, avec une autre de ses collègues, monté une association qui offrait en plus de ses services, celui du dessin. Aujourd’hui c’est avec une autre association qu’elle poursuit son chemin toujours dans l’axe de la danse et de la sophrologie.. “Je continue donc l’aventure, en tant qu’auto entrepreneur et bénévole de l’association « Emergence» mais très entourée de toutes les thérapeutes qui partagent les locaux avec moi” nous dit-elle.

 

 

“Pour ma part, je donne des cours de Pilates, de barre classique et de modern jazz pour adultes, et je suis sophrologue. Je partage mon bureau avec une ostéopathe et une naturopathe, et la salle de danse avec une formatrice en sophrologie, en danse thérapie, une prof de yoga et des ateliers de créativité avec une psycho généalogiste” a t-elle ajouté.

 

Depuis quand pratiquez-vous la sophrologie ? Quelles ont été les bienfaits de cette pratique sur vous ?

 

Je pratique donc  la sophrologie depuis bientôt 7 ans (2 ans de formation et 5 d’expériences professionnelles) et cela a changé ma qualité de présence à moi-même, aux autres et au monde : 

 

Je vis en conscience de ma présence corporelle, donc du moment présent.

 

J’étais déjà entièrement dévouée aux autres, j’ai développé une empathie plus intuitive, donc plus juste avec cette distance qui me permet de ne pas empiéter sur le territoire des autres et de respecter le mien en même temps.

 

Je ressens l’univers autour de moi avec cette conscience de la vie en tout, de notre lien, et de notre appartenance à un tout. J’ai appris à contempler.

 

Quelle technique de sophrologie préférez-vous ? Pourquoi ?

 

 Pour moi, il n’y a pas plusieurs techniques de sophrologie. La sophrologie est née d’une intuition magnifique du neuropsychiatre Alfonso Caycedo. Ce Monsieur est à l’origine de la science de la conscience. Ces protocoles sont essentiels, ils sont la colonne vertébrale de la sophrologie. Ils sont comme l’orthographe ou la grammaire de notre langue française ; on ne peut pas bien s’exprimer sans elles. Je les compare aussi souvent à la danse classique qui est la base de toutes les danses et sans lesquelles on ne pourrait accéder à ce niveau de liberté corporelle.

 

Après, chaque sophrologue est libre d’en disposer comme il l’entend avec ses propres ressentis, sa manière de les intégrer dans sa pratique personnelle, dans son expérience professionnelle. Un des concepts piliers de la sophrologie Caycédienne est d’ailleurs l’adaptabilité et donc la capacité à créer à partir de ce qu’il ressent et par rapport au public concerné.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur la sophrologie ?

 

 

La sophrologie n’est pas une technique de relaxation, elle n’est pas seulement une boîte à outils nous permettant de gérer telle ou telle émotion. La sophrologie ne se pratique pas couchée (si on est en bonne santé) parce que nous devons accéder à un état de conscience particulier et ne pas, si possible, sombrer dans les bras de Morphée (même si cela peut paraître très agréable). Elle nous donne les clés de notre équilibre, en nous permettant d’accéder à notre moi profond, à la personne que nous sommes vraiment, à notre essence. C’est devenir adulte en gardant un regard d’enfant.

 

Qu’est ce qui distingue la sophrologie des autres pratiques de conscience ?

 

La sophrologie est basée, entre autres sur une philosophie qui est la phénoménologie. Pour moi, c’est la philosophie du bonheur. C’est mettre un doute méthodique sur toutes choses démontrées.

 

Et puis la différence c’est aussi l’intentionnalité. Une séance de sophrologie est guidée par une intention, choisie par le sophrologue en accord avec la demande (exprimée ou non) du sophronisant. La conscience se saisit donc de quelque chose en lien avec cette intention ; on donne une direction à la conscience.

 

Et enfin, la grande différence est la relation d’alliance entre le sophronisant et son sophrologue. Le sophrologue est placé en face, il fait la séance en même temps, les yeux fermés. Il parle à partir de lui, de ses ressentis, en essayant de rester le plus neutre possible, de n’influencer à aucun moment la conscience de la personne en face de lui. On accompagne l’autre, on lui tient le bras mais on ne le dirige pas.

 

Et j’allais oublier la transmission. Le sophrologue transmet un savoir. Il doit rendre le sujet autonome. Mais ce  n’est pas une relation de maître à élève, c’est une relation d’être à être.

 

 

Le but de la sophrologie

 

Si le but visé dans la pratique de la sophrologie est de nous connecter à nous même, cela n’est pas à confondre avec une technique de relaxation car ce n’est pas seulement ça. Le principe est beaucoup plus complexe. Par ailleurs, au final, il s’agira plus de rendre le pratiquant autonome.